Collection 1 - 2026
Un corps qui valse avec le temps
Un corps qui valse avec le temps explore la manière dont le corps absorbe le monde, conserve la trace des émotions et se transforme au fil du temps et des saisons. Dans un contexte d’instabilité politique, climatique et sociale, la peinture devient un espace où s’arrêter sur ce qui nous traverse et retenir ce qui pourrait disparaître.
Nourrie par les réflexions de Camus et de Damasio, la collection se déploie comme une valse en trois temps : le corps reçoit le monde, les émotions prennent la parole, puis vient le temps de la transformation et de la reconstruction.
Ce parcours invite à continuer de vivre, à aimer et à espérer. À retrouver des yeux d’enfant, capables de s’émerveiller encore.
La collection s’est écrite comme une valse en trois temps. Le parcours suit le corps, du monde qui le traverse aux émotions qui se manifestent en lui, jusqu’à la possibilité de reprendre la danse.
Le corps reçoit les paysages, le bruit du monde, le temps et les saisons. Ce premier mouvement explore ce qui nous atteint. Les tensions collectives croisent les sensations intimes et laissent une trace. La peinture retient ces passages et les changements qu’ils provoquent dans notre perception.
Premier temps - Le monde traverse le corps
Un corps quatre saisons
Acrylique et pastel à l’huile sur lin
160 × 100 cm
L’émotion devient physique. Elle rougit, tremble, pleure, accélère et se loge dans les entrailles. Ce deuxième mouvement s’attache à la manière dont le corps exprime ce qui le traverse. Les sensations prennent forme dans la couleur, le geste et la matière. La peinture et les mots donnent une présence à ces manifestations, en ouvrant un espace où les reconnaître.
Deuxième temps - Le corps prend la parole
Rougir
Acrylique, pastel à l’huile et encre de chine sur papier
100 × 80 cm
Troisième temps - Le corps reprend la danse
Après avoir été traversé, le corps se transforme et réapprend à vivre. Ce troisième mouvement ouvre la possibilité de la reconstruction et du retour à l’élan. L’espoir prend place dans ce qui recommence, dans la capacité d’aimer et de s’émerveiller. Reprendre la danse, c’est continuer avec les traces du passé et retrouver un regard capable d’accueillir ce qui vient.
Fleurir
Acrylique, pastel à l’huile et encre de chine sur papier
80 × 120 cm
« Je parle d’un corps qui valse avec le temps parce que je me suis reconstruite grâce au temps, dans ma bulle et en renouant le lien avec mon corps. Après ça, autour de moi tout a changé de place. »

